Moustiers Sainte Marie doit son nom à l’arrivée des moines de l’abbaye de Lérins (Vème siècle) venus évangéliser la population. Ce village doit également sa renommée grâce à sa faïence et à son étoile.
De l’abondance de l'eau, de bois et d’argile, se développèrent de nombreux ateliers de poteries et tanneries à tel point qu’au 17è et 18è Siècle, grâce à la faïence, la population comptait plus de 2000 âmes.
La Cité de la Faïence :
Si la céramique a toujours tenu une place prépondérante à Moustiers, c'est au XVIIe siècle qu'elle prit son essor grâce à Pierre Clerissy, dépositaire du secret de la faïence. Louis XIV ordonna durant son règne trois édits somptuaires pour renflouer les caisses de l'état et financer ses campagnes de guerre : il fit fondre toute la vaisselle d'or, d'argent et de vermeil du royaume et la remplaça par la faïence de Moustiers.
La production « la plus fine du royaume » ne cessa alors de se développer jusqu'au début du XIXe siècle avant de s'éteindre progressivement. Ce n'est qu'à partir de 1927 que la production de faïence fut ranimée grâce aux efforts de Marcel Provence. La tradition se perpétue aujourd'hui dans une vingtaine d'ateliers installés sur la commune...
L'étoile de Moustiers :
Selon la légende retranscrite par Frédéric Mistral, durant les invasions sarrasines du Xe siècle, le Chevalier de Blacas aurait été capturé et emprisonné en Orient. L'objet de ses prières était de pouvoir revenir sain et sauf au village et, une fois son voeu exaucé, il suspendrait un ex-voto (remerciement à la vierge) entre les deux rocs surplombant la cité, la fameuse étoile qui veille toujours sur les Moustiérains.
Celle qui brille aujourd'hui dans le ciel de Moustiers a cinquante ans et doit sa dorure à une chute malencontreuse survenue voici une dizaine d'années : usée par les éléments, la chaîne céda brusquement et l'étoile fut retrouvée quelques heures plus tard, déformée mais intacte, au fond du ravin. On la dora à l'or fin et on la re-suspendit un mois plus tard à l'occasion d'une grande fête...